Une plateforme entre commerce, production locale et impact social.
SpirulinAfrica est une association belge qui travaille avec des partenaires locaux africains autour de la production de spiruline.
Le projet repose sur un modèle peu commun : promouvoir et vendre de la spiruline à un public européen tout en soutenant la production locale et des programmes destinés aux communautés africaines.
Le site devait donc faire bien plus que vendre un produit.
Il devait permettre de comprendre le projet, de rencontrer les producteurs et les fermes, d’inspirer confiance, d’acheter de la spiruline, de soutenir les programmes et de saisir la dimension humaine derrière le produit.

Plusieurs intentions. Une seule expérience.
Le principal enjeu UX venait de la diversité des utilisateurs et de leurs objectifs.
Un visiteur pouvait arriver pour :
Ces intentions sont très différentes. L’enjeu était d’éviter que le site ressemble soit à une simple boutique, soit à une page associative saturée d’informations.
Comment réunir commerce, transparence et impact social sans perdre l’utilisateur ?
Découvrir → Comprendre → Faire confiance → Agir
J’ai structuré l’expérience autour d’une progression simple.
Cette logique est devenue la colonne vertébrale de toute l’expérience.
Le site s’organise autour de plusieurs portes d’entrée :
auxquelles s’ajoutent les parcours liés au panier et à l’abonnement.
L’objectif n’était pas de donner le même poids à chaque page, mais de permettre à différents profils de construire leur propre chemin.
Un consommateur peut filer droit à la boutique. Quelqu’un qui découvre l’association peut au contraire passer par le projet, les fermes et les programmes avant d’envisager un achat ou un don.
Ce qui distingue SpirulinAfrica d’un site e-commerce classique.
Le design devait rendre cette relation évidente sans demander à l’utilisateur de lire plusieurs pages avant de comprendre la mission.
C’est un problème d’architecture de l’information, pas seulement d’interface.
Pour un projet qui mêle produit, commerce et engagement associatif, la confiance est essentielle.
J’ai donc donné une vraie place à tout ce qui montre qui produit, où et pourquoi — les fermes sont devenues partie prenante de l’expérience plutôt qu’une note de bas de page.
La page Soutenir le Bénin en est l’exemple le plus net : l’objectif, le montant déjà récolté et les résultats concrets viennent avant tout appel au don.
Une décision importante a été de ne pas réduire l’action de l’utilisateur à « acheter ».
L’expérience propose plusieurs niveaux d’engagement :
Cela préserve la dimension commerciale sans masquer la mission associative. La boutique devient une partie de l’écosystème plutôt que sa seule raison d’être.
La version mobile devait conserver cette hiérarchie dans bien moins de place.
Le travail a porté sur :
La présentation mobile couvre 15 écrans en 390 px, construits autour des parcours principaux.
L’identité visuelle relie deux mondes : la dimension naturelle et humaine, et une expérience numérique contemporaine.
L’interface s’appuie sur la photographie, la couleur et une hiérarchie typographique claire pour laisser plus de place au contenu et aux personnes derrière le projet.
L’objectif n’était pas une esthétique « humanitaire », mais une plateforme assez crédible pour fonctionner à la fois comme vitrine, espace d’information et expérience commerciale.
Une plateforme, plusieurs formes d’engagement.
SpirulinAfrica était avant tout un problème de hiérarchie de l’information.
L’enjeu n’était pas seulement une boutique agréable à utiliser, mais de rendre compréhensible un écosystème de producteurs, de consommateurs, de partenaires et de programmes locaux.
La solution tient à un principe simple :
Ne commencez pas par demander à l’utilisateur d’agir. Donnez-lui les moyens de comprendre pourquoi il le ferait.